Missions

Une politique volontariste de valorisation du patrimoine de l’Isère

Grange Epinay © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère

Le Département décline son action autour des trois maillons de la chaîne patrimoniale : la connaissance, la restauration et la médiation afin de contribuer à la valorisation du patrimoine du territoire. L’équipe pluridisciplinaire du Service du patrimoine culturel se tient ainsi aux côtés des porteurs de projets pour valoriser le patrimoine de l’Isère. Elle alimente la connaissance et accompagne les acteurs de la restauration et de la médiation du patrimoine.

MISSIONS

  • Inventorier le patrimoine architectural et mobilier ;
  • Aider à la préservation, à la restauration et à la valorisation du patrimoine par un accompagnement technique et financier ;
  • Identifier et valoriser le patrimoine d’intérêt départemental grâce au Label Patrimoine en Isère ;  
  • Accompagner les projets concernant les sites, édifices et objets protégés au titre des Monuments historiques ;  
  • Encourager la reconnaissance et la valorisation d’un patrimoine de proximité ;
  • Préserver et mettre en valeur les sites archéologiques, encourager la recherche dans cette discipline ;
  • Soutenir des projets de médiation et de valorisation du patrimoine (associations, musées, collectivités) notamment à l’occasion de grands évènements nationaux (« Journées européennes du patrimoine », « Nuit des musées », « Journées nationales de l’archéologie », « Rendez-vous aux jardins »…) : coordination et édition du programme et mise à jour de l’agenda.
  • Favoriser les synergies entre patrimoine naturel et culturel par l’animation d’un dispositif Nature/Culture.

Si la connaissance est un préalable indispensable à toute politique culturelle et touristique en faveur du patrimoine, le soutien à la restauration vise à favoriser la transmission aux générations futures, participe au maintien d’un cadre de vie de qualité et contribue à l’attractivité du territoire. Le patrimoine n’est-il pas au cœur de la qualité de nos paysages ?

Mais tout cela ne vaut que pour être partagé avec les habitants d’abord et plus largement avec tous ceux qui viennent ou qui passent en Isère : publications, expositions, événements, visites virtuelles, signalétique, etc.

L'archéologie, enquêtes sur le passé

Décor mural Châtel de Theys © Denis Vinçon

L’archéologie est une méthode permettant de connaître la vie matérielle des hommes du passé. Cette discipline s’attache à l’étude des sites enfouis (archéologie du sous-sol ou sédimentaire) ainsi qu’à celle des vestiges conservés en élévations (archéologie du bâti).

Le Département de l’Isère :

  • Soutient la recherche archéologique par des aides aux chercheurs : fouilles programmées, études du bâti, programmes collectifs de recherches, prospections thématiques ou prospections inventaire, organisation de rencontres et de colloques, publications scientifiques ou grand public.
  • S’attache à connaître et protéger le patrimoine archéologique : interventions d’urgence en cas de découverte fortuite, expertise et conseil aux projets d’aménagement, inventaire, études de sites et de bâtiments, participation à la carte archéologique nationale, accompagnement des diagnostics et fouilles en archéologie préventive.
  • Participe à la valorisation des recherches archéologiques : Journées nationales de l’Archéologie, chronique archéologique, aide à la mise en valeur de sites et de musées.
  • Liens :

L’archéologie dans les collectivités territoriales : le site de l'anact

L’archéologie préventive : le site de l'Inrap

Organisation et législation de l’archéologie en France : le site du Ministère de la Culture

L'inventaire de l'architecture et des objets mobiliers

Rue de la République Rives © Damien Lachas

L'inventaire du patrimoine départemental

Depuis 1992, le Département de l'Isère a entrepris une vaste opération d'inventaire (architecture et objets mobiliers) qui à terme couvrira l'ensemble du territoire départemental. L'objectif est de mieux connaître le patrimoine de l’Isère afin de mettre en place des outils d’aide à la  restauration et à la valorisation, pour les collectivités et pour les propriétaires privés.

Archéologues, architectes, et historiens parcourent  les communes du territoire étudié à la recherche des traces laissées par les hommes, de la préhistoire à nos jours. Les résultats font l’objet d’une large diffusion grâce à une exposition itinérante et un ouvrage.

La conservation et la protection du patrimoine mobilier vont de pair. Objets publics ou privés, prestigieux ou modestes, tous sont considérés avec la même attention, qu’ils soient protégés au titre des Monuments historiques ou non, dans une démarche globale, dictée en premier lieu par la volonté de maintenir ce patrimoine en place.

Les opérations d’inventaire sont l’occasion de recenser ce mobilier et alimentent une base de données départementale. Statues, vitraux, tableaux, orfèvrerie, vêtements liturgiques ; bustes de Marianne, drapeaux de conscrits ou de sociétés ; commodes, fauteuils, tapisseries ; lits, tables, armoires  sont répertoriés, étudiés et photographiés.

Cette connaissance permet de formuler des conseils pour la conservation, la restauration et la valorisation de ces objets.

Les Objets mobiliers protégés

Objet religieux Aoste © Patrimoine Culturel / département de l'Isère

Les objets protégés au titre des Monuments historiques font l’objet d’un suivi spécifique. Cette mission « des Antiquités et Objets d’art » relève du Ministère de la culture. Rattachée au Département elle est confiée à deux agents de la Direction de la Culture et du Patrimoine.

Placés sous l’autorité scientifique de l’administration des Monuments historiques, le Conservateur des Antiquités et Objets d’art de l’Isère (CAOA) et le CAOA délégué gèrent le suivi des objets protégés, classés ou inscrits : autorisations de travaux, de déplacement, de prêt, récolement et mise à jour des listes, des fiches et de la documentation, accompagnement des projets de restauration, de sécurisation et de valorisation.   

Toute demande de protection au titre des Monuments historiques doit lui être transmise par le propriétaire, afin d’être examinée par la Commission Régionale du Patrimoine et de l’Architecture (CRPA).

"Mort en bois" de Montcarra.Singulier destin pour le « Mort en bois ». Ce meuble funéraire, destiné à remplacer le cercueil dans les commémorations du défunt, avec ses larmes peintes et les têtes de mort suggestives aux extrémités participait modestement d’une pratique courante localement jusque dans les années 1950. Mis au rebut dans une sacristie, il a été redécouvert en 2012 par les services du Département. Présenté au concours ArcNucléart en 2013 il est sélectionné et restauré. Présenté à l’exposition « Confidences d’outre-tombes » au musée dauphinois en 2014-2015, il est  protégé au titre des monuments historiques en 2019.

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