ÉDIFICES LABELLISÉS "PATRIMOINE EN ISÈRE" : la "cuvée" 2019.

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Clos Saint Bathélemy © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère

Né en 2007, le label Patrimoine en Isère  permet de distinguer et de signaler à  l’intention du public une sélection d’édifices non protégés au titre des Monuments historiques, dont la valeur patrimoniale présente un intérêt départemental.

> Retrouvez ci-dessous les sept édifices labellisés Patrimoine en Isère en 2019.

LE VERSOUD La tour d'Etapes

Le versoud Tour d'Etapes © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère
Tour d'Etapes © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère

La tour d'Etapes est citée dès l'année 1290, parmi les fiefs que Rodolphe de Commiers reconnaît tenir des comtes de Genève, détenteurs des territoires de Domène, La Pierre et Theys.
Seule est conservée une tour de plan carré, mais l'existence d'un mur d'enceinte (ou d'un édifice attenant), construit dans une même campagne de construction, peut être affirmée : l'un des angles de la tour n'est pas appareillé mais porte des traces d'arrachement. La tour a bénéficié d'une étude archéologique des élévations en 2008. C'est une construction homogène datée par dendrochronologie de 1269 environ. Il s'agit d'une tour de plan carré, de 9 mètres de côté hors-oeuvre. Elle est conservée sur une hauteur maximale de 12,5 mètres, mais ne devait guère s'élever plus haut, si l'on en juge par les clichés anciens. Elle se développait sur quatre niveaux. Le rez-de-chaussée avec la porte d'accès d'origine, couverte sur son encadrement externe par arc en tiers point et son passage couvert d'un arc segmentaire en tuf, servait de lieu de stockage. Le premier étage abritait sans doute la salle de réception, éclairée par une grande fenêtre côté vallée et protégée par trois archères à encadrement externe en briques.

RUY-MONTCEAU Château de Thézieu

Chateau de Thézieu © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère
Chateau de Thézieu © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère

L’entrepreneur Genin a entrepris de restaurer l’ancienne maison forte de Ruy-Montceau avant de faire construire cette nouvelle demeure dans un style éclectique vers 1880.
Le château est constitué d'un gros corps de bâtiment tourné vers l'ouest et le sud, auquel s'accole, au nord, une aile légèrement plus basse couverte par une verrière à deux pans avec pignon saillant à redents, et une seconde aile, au sud, s'ouvrant sur une terrasse haute, au niveau du deuxième étage du corps de bâtiment principal. L'édifice présente certaines caractéristiques de style néo-gothique. Sur les tourelles sont gravés les noms de ses deux épouses. Les gargouilles représentent des animaux ainsi que certaines personnes, que dit-on, il n'appréciait guère.
A l'écart du château se dresse la " Tour des Morts " ou " Tour des Maures " en souvenir d'une soixantaine de squelettes découverts pendant les travaux de terrassement.

GRENOBLE Chapelle de Beauvert

Chapelle de Beauvert © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère
Chapelle de Beauvert © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère

Cette chapelle ouvrière est bâtie en 1956 d'après les plans de l'architecte Ch. Pivot sur un terrain donné par l'entreprise Neyrpic.
Le bâtiment, couvert d'une toiture à deux pans à faible pente est constitué d'une salle de prière de plan rectangulaire servant de chapelle, auquel est accolé un petit logement, de même volumétrie, comprenant un rez-de-chaussée.
Les parois verticales de la partie constituant la chapelle proprement dite sont réalisées au moyen de poutrelles métalliques et de plaques de béton superposées dont plusieurs ont été remplacées par des vitraux de mêmes dimensions réalisés par le maître-verrier Paul Montfollet.
Du côté de l'entrée, un petit porche en saillie sur la façade est réalisé au moyen d'un voile de béton en épi supportant, avec l'aide d'un poteau rond, une dalle de béton qui rejoint le clocher réalisé au moyen de deux pylônes en béton. Une mosaïque colorée orne le voile de béton du côté du porche. La porte d'entrée principale, à deux vantaux, est entourée, sous le porche, par deux éléments de vitrail de même hauteur, à structure de béton (probablement de résine).

SAINT-BARTHÉLÉMY Pavillon Darcieux, dit aussi Le Clos

Clos Saint Barthélemy © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère
Clos Saint Bathélemy © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère

L’absence de sources d’archives ne permet pas de documenter cet édifice. On sait seulement par les matrices cadastrales qu’en 1858 Ange Gounon Darcieux fait édifier une maison en ce lieu.
En 1879, la propriété est transmise à sa veuve, qui décède en 1891. La construction est d’une belle taille à ce moment, étant imposée sur une ouverture cochère et dix ouvertures ordinaires. On ignore les noms des architectes et peintres qui ont réalisés les édicules et les décors peints.

Le site est implanté au sud de la route joignant Saint-Barthélemy à Beaurepaire. Une longue parcelle en lanière plantée de grands arbres et entourée d'un mur de clôture s'étire du nord au sud. Elle est ouverte sur la rue par un portail, et comprend trois édifices : un pavillon d’angle, une fabrique de jardin et un ancien « pavillon de chasse ».
La particularité de cet ensemble est de conserver des décors peints paysagers évoquant l’art des jardins (la grande cascade des jardins de Saint-Cloud du XVIIe siècle) et des paysages de l’Orient.

SAINT-ÉTIENNE-DE-SAINT-GEOIRS Château Saint-Cierge

Chateau de Saint Cierge © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère
Chateau de Saint Cierge © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère

Une première mention de la tour est attestée en 1337. En 1493, la famille de Boniface possède le fief de Saint-Cierge. Elle appartient depuis 1779 à la famille Veyron-Lacroix.
D'après Demange Michel, l'ensemble visible de nos jours remonterait au XIVe siècle. La phase de transformation de 1836 est la plus importante : condamnation des petites fenêtres rondes sous la toiture de la 3ème partie et abaissement de la toiture, bouchage de la grande entrée.
Cet ensemble est situé à l'entrée nord de la ville, près de la Porte Neuve. Il est composé d'une tour carrée de 9 m de côté (datant du XVIe siècle)  s'élevant sur quatre niveaux et d'un édifice en L (construit au XVIIe siècle) jointifs depuis le comblement du passage les séparant au XIXe siècle. Le deuxième étage conserve une cheminée, une paire de coussièges, des latrines et un placard complexe à trois parties. Le niveau de combles conserve des ouvertures rappelant les hourds, comme également visibles à la tour des Chiens à Corenc.
C'est un exemple de tour de ville datant du Moyen-Age bien conservée.

SAINT-VINCENT-DE-MERCUZE Ancien haut-fourneau

Ancien haut-fourneau Saint Vincent de Mercuze © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère
Ancien haut-fourneau Saint Vincent de Mercuze © Patrimoine Culturel / Département de l'Isère

Un premier haut-fourneau est construit à Saint-Vincent-de-Mercuze au début du XVIIIe siècle par les de Marcieu, afin de remplacer celui du Touvet, attesté dès 1649.
L'autorisation de couler la gueuze n'est délivrée qu'en 1727 par arrêté du Roi. En 1805, le marquis de Marcieu demande l'autorisation de remettre à feu le haut-fourneau, accordée en 1807. Plusieurs études sont réalisées entre 1806 et 1812 pour améliorer le rendement de ce haut-fourneau, dont une proposée par Emile Gueymard, l'Ingénieur des Mines de l'époque. En 1839, la fonderie est réorganisée, suivi de la reconstruction du haut-fourneau en 1845 (ou 1856 selon les sources). La dernière coulée a lieu vers 1865. Ce haut-fourneau alimentait entre autres la fonderie de canons de Saint-Gervais, les forges d'Allevard et de Rives.

Il est implanté au lieu-dit "la Combe", au sud de Montalieu, sur la rive droite du ruisseau d'Alloix. Cet édifice, qui permettait de réduire et de fondre des minerais de fer en vue d'obtenir de la fonte, est le témoin d'une activité industrielle prospère des XVIIIe et XIXe siècles. Il est d'autant plus intéressant, qu'il présente un mode de fonctionnement caractéristique des hauts-fourneaux du Dauphiné, à savoir la propulsion de l'air, à sa base, par un système de trompes (au nombre de deux, en remplacement des soufflets), et que peu de vestiges de cette qualité architecturale sont aujourd'hui préservés en France.

ÉCHIROLLES Ensemble de la Commanderie

Chapelle de la Commanderie © D.Sikiridji
Chapelle de la Commanderie © D.Sikiridji

La première mention d'un commandeur de l'Ordre du Temple à Echirolles remonte à 1226. Le Domaine est remis aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem après la disparition de l'Ordre du Temple, par le dauphin Jean, le 1er août 1312. La maison religieuse eut à souffrir des guerres de religion et connut plusieurs incendies. Elle est rachetée en février 1793, avec 20 hectares de terres, par M. de Barral, maire de Grenoble ; à cette époque et depuis un certain temps déjà, l'ensemble n'abritait plus qu'une exploitation agricole remise en fermage.

Les templiers se sont installés au pied du coteau, sur un terrain assez plat, parcouru de petits canaux ou drains ; il est vraisemblable que le site était cependant à l'abri des inondations. L'ensemble se compose d'un bâtiment rural en partie détruit, d'un bâtiment d'habitation enserré par un mur de clôture et des vestiges d'une chapelle dont l'architecture évoque la période d'installation de l'Ordre, le XIIIe siècle. Il s'agit d'un édifice simple, constitué d'une nef droite sans doute charpentée et d'un chevet quadrangulaire voûté sur croisée d'ogives, sans travée de chœur.
La majeure part de la maçonnerie emploie des galets, souvent posés en épis, du tuf pour les encadrements et chaînages d'angle. Le chevet carré est ouvert sur chacune de ses faces par une haute fenêtre à double ébrasement, couverte en plein cintre, avec encadrement en tuf. La voûte est effondrée mais les éléments de maçonnerie conservés montrent qu'il s'agissait d'un couvrement réalisé en briques. Les arcs formerets sont encore en place ; on y distingue le profil de claveaux moulés qu'on connaît pour la cathédrale et Saint-André de Grenoble ou à Saint-Jean-Baptiste de Vif.
La nef, dont les parties basses remontent à la même période que le chœur, paraît avoir connu des reprises importantes.

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