Les lotissements à Voiron et Voreppe (1920-1960)

Voiron, premiers lotissements

Le plan de la ville de 1923 mentionne clairement trois lotissements privés qui portent le nom du propriétaire ayant cédé le terrain : Jouvin à l’est, Brun-Buisson à l’ouest sur les hauteurs, et Reynaud également à l’ouest, au sud de la voie de chemin de fer.
Une société de construction réalise les maisons, vendues à des particuliers.
Il n’est pas à exclure que des catalogues tels que Maisons pour tous ou Votre maison par la loi Loucheur aient servi de modèle.

Exemple de catalogue de « Maisons pour tous ». Janvier 1929, vol. n° 24 (Collection privée). © Patrimoine Culturel
Exemple de catalogue de « Maisons pour tous ». Janvier 1929, vol. n° 24 (Collection privée). © Patrimoine Culturel
Extrait du plan de 1923, emplacement du lotissement Brun-Buisson. © Archives municipales
Extrait du plan de 1923, emplacement du lotissement Brun-Buisson. © Archives municipales

A l’est de la ville, au lieu-dit Fangeat, le lotissement Jouvin est mis en oeuvre au début des années 1930 à l’emplacement d’un ancien domaine viticole - il subsiste la maison - par l’industriel du même nom qui y installe son usine de fours en béton.
Ce lotissement est composé de maisons hétéroclites, chacune ayant son propre style architectural et son mode d’implantation.
 

Le lotissement Jouvin en 2016. © Patrimoine culturel
Le lotissement Jouvin en 2016. © Patrimoine culturel
L’ancien domaine viticole du Fangeat. Vue depuis l’est de Voiron, au premier plan la vigne, qui a laissé place au lotissement Jouvin. Photographie de Charpenay, sans date (Collection Musée dauphinois). © Musée Dauphinois
L’ancien domaine viticole du Fangeat. Vue depuis l’est de Voiron, au premier plan la vigne, qui a laissé place au lotissement Jouvin. Photographie de Charpenay, sans date (Collection Musée dauphinois). © Musée Dauphinois

Parallèlement à ces initiatives privées, une politique publique de logements neufs est mise en oeuvre. Ainsi, en 1922 débute la construction d’une cité-jardin, au lieu-dit mas de Campaloud.
Ce projet est confié aux architectes grenoblois Rome et Rabilloud qui proposent un plan type d’agencement et des modules de maisons de tailles diverses. Cet ensemble est à rapprocher de la cité du Rondeau de Grenoble, construite de manière concomitante et selon un plan aux dispositions proches.

Cité-jardin, Rome et Rabilloud architectes. © Archives municipales
Cité-jardin, Rome et Rabilloud architectes. © Archives municipales

« Vue à vol d’oiseau » de la cité-jardin, Rome et Rabilloud architectes, Société d’Habitations à Bon Marché. Elle comprend 24 maisons, destinées à la location, abritant 51 logements et sont déclinées sous forme de maisons jumelles : 8 logements à cinq pièces, 27 à quatre pièces, 16 à 3 pièces. Chaque maison dispose d’un jardin de quatre cent mètres carrés
(AM Voiron).

Plan maison cité jardin de Campaloud © Archives municipales
Plan maison cité jardin de Campaloud © Archives municipales

Façade est de la maison du groupe A, comprenant 2 logements à 4 pièces et 2 à 5 pièces (AM Voiron 1T16).

Voreppe, pavillons et immeubles des années 1950

Vue aérienne de Voreppe vers 1950 © Corepha
Vue aérienne de Voreppe vers 1950 © Corepha

Vue aérienne de Voreppe vers 1950 ; le bourg ancien en haut, le Petit Séminaire du Sacré Coeur au sud, des usines textiles et au centre, l’emplacement du lotissement Plein Soleil (Carte postale sans date, collection Corepha).

Dans l’immédiat après-guerre, le besoin de logement social est urgent. Voreppe est la première commune du département à en faire réaliser sous la forme de pavillons de ce type.
En 1953 est construit puis inauguré par l’abbé Pierre le lotissement Plein Soleil, composé de 33 maisons et d’un immeuble H.L.M. de 8 appartements. Les habitations sont disposées de part et d’autre de la rue (portant le nom du lotissement) partant du bourg médiéval, et s’insèrent dans le tissu urbain existant.
Formées d’un seul volume longitudinal en rez-de-chaussée disposé perpendiculairement à la rue, la pièce de vie de ces maisons est, pour la plupart d’entre elles, exposée au sud (d’où leur nom). Construites en panneaux de béton préfabriqué elles préfigurent la « maison des jours meilleurs » que l’Abbé Pierre commande à l’architecte Jean Prouvé en 1956.

La première maison du quartier Plein Soleil, 1953 (Photographie, collection Corepha). © Corepha
La première maison du quartier Plein Soleil, 1953 (Photographie, collection Corepha). © Corepha
Une des maisons du quartier plein soleil, 2016. © Patrimoine culturel
Une des maisons du quartier plein soleil, 2016. © Patrimoine culturel
Vues du lotissement des Bannettes (cartes postales sans date, collection Corepha). © Corepha
Vues du lotissement des Bannettes (cartes postales sans date, collection Corepha). © Corepha

En 1959 est construit le lotissement des Bannettes comprenant 40 pavillons et un immeuble de 84 appartements sur un terrain vierge de toute construction, au nord-ouest du bourg ancien. Le lotissement est clos sur lui-même, desservi par une seule rue formant U. Les habitations sont en rez-de-chaussée surélevé de type « bel étage » caractéristiques des constructions des années 1960.

Vue aerienne lotissement des bannettes © Corepha
Vue aerienne lotissement des bannettes © Corepha
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